La réglementation européenne CAFE, une réglementation qui impacte l’offre des constructeurs.

C’est en 2014 que les dirigeants européens ont validé la réglementation européenne CAFE (CORPORATE AVERAGE FUEL ECONOMY) pour les véhicules légers. Cette réglementation vise à avoir une moyenne des émissions de CO2 de la production automobile européenne de 95 g de CO2/km (norme WLTP).

La première étape de cette norme s’est fait sentir dès 2020, les constructeurs européens ont alors été mis sous pression avec une surveillance des niveaux de CO2 moyens émis par la vente de leurs véhicules.

Il faut comprendre que chaque constructeur à son propre objectif et cet objectif est basé sur le poids moyen des véhicules vendus. Étonnement le régulateur européen a considéré qu’un constructeur commercialisant des véhicules lourds auraient plus de « crédit » pour atteindre cet objectif de 95g CO2/km.

Les enjeux sont également financiers car les constructeurs automobiles risquent une amende de 95 euros pour chaque gramme de CO2 excédentaire multiplié par le nombre de véhicules vendus par le constructeur dans l’année. Sur la base de projections (de PA consulting), en 2021 le total des amendes pourrait atteindre la somme astronomique de plus de 14 milliards d’euros !

Les constructeurs se sont mis en marche très vite pour améliorer leur offre, améliorer leur mix énergétique et ne pas avoir recours à l’achat de compensations (comme FCA a pu le faire auprès de Tesla afin d’éviter des amendes). Ils ont d’ailleurs supprimé les véhicules les plus émetteurs de CO2 et augmenté les véhicules émettant moins de 50 g de CO2/km de leur gamme.

Pourquoi des véhicules émettant moins de 50 g de CO2/km me direz-vous ?

Et bien le législateur européen a créé une sorte de prime ou bonus pour les véhicules électriques.

En 2020, les véhicules émettant moins de 50 g de CO2/km comptaient pour 2 (et on ne prenait en compte que 95% des ventes de l’année). En 2021 ces véhicules ne comptent plus que pour 1,67 (et on compte l’ensemble des ventes de l’année).

Cette réglementation a fait bouger les lignes en Europe pour tous les constructeurs. Ils ont dû lancer des investissements importants pour réduire leur mix énergétique, ils ont également dû mettre en place des équipes spécialisées qui scrutent mois par mois les niveaux de CO2 de la gamme vendue. Enfin, ils ont rationalisé leur offre et cela a impacté les sociétés et leurs car policy. Avec moins de diesel et des offres constructeurs limitées, les fleet managers ont eu moins de choix et doivent repenser très rapidement leur “car policy” en intégrant que les véhicules hybrides rechargeables et électriques vont prendre une place de plus en plus importante.

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